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Thursday, 23 December 2010

Lalit on UK & US conspiracy, lies and impunity

It is not every day in our shared history that we find ourselves interconnected in such a matrix of struggles: the struggle against military bases and occupation, the struggle against decolonisation, the struggle to protect human rights and ecosystems. Diego Garcia represents this matrix. These struggles intersect at this atoll in the middle of the Indian Ocean in the Chagos Archipelago, which is part of the Mauritius territory. The military base on Diego Garcia is not a coincidence in this matrix; it is at the very heart of the United States and Great Britain's military strategy.

What we are dealing with here in this part of our shared history is a criminal plot concocted by the British State and the American State; a conspiracy that the governments of UK and US have been trying to keep secret from us, from their own people and from the rest of the world. The role Great Britain has played on Chagos and Diego, sometimes on its own, sometimes alongside the prime mover, the United States of America, has been one of secrecy, conspiracy and a web of lies.

And, what is happening on Diego Garcia today can have important repercussions globally.

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Monday, 31 May 2010

Chagos islanders must be allowed home


Sean Casey in The Guardian:

It was very crafty of David Miliband to instruct the commissioner of the British Indian Ocean Territory to declare a marine protected area in the Chagos archipelago on the afternoon of Maundy Thursday, 1 April. It wasn't quite a Jo Moore "it's now a very good day to get out anything we want to bury" moment, but it came fairly close.

It certainly wrong-footed a significant number of British MPs from all the major parties who had attended a debate on the Chagos islands in Westminster Hall on 10 March and were given the impression that the issue would be discussed in the Commons before any decision was made. The displeasure caused sparked emergency debates in both houses on 6 April, shortly before dissolution.

It is also revealing that the former foreign secretary's announcement was timed to catch out the authorities in Mauritius where, because the National Assembly had been dissolved in preparation for the general election on 5 May, there was no time for a parliamentary debate or statement.
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Saturday, 15 May 2010

Le combat prendra fin le jour où on retournera sur l'archipel des Chagos


Olivier Bancoult, leader du Groupe réfugiés Chagos (GRC), déposant devant la Commission Justice et Vérité hier, a indiqué que son combat contre les Anglais s'achèvera le jour où la communauté chagossienne sera autorisée à s'installer de manière définitive sur l'archipel des Chagos. " Je ne mène pas cette lutte pour obtenir le passeport britannique. Loin de là ! Je me bats pour le droit fondamental de la communauté chagossienne qui m'a délégué pour déposer devant la commission Borraine ", a-t-il précisé.

L'accent sur la souveraineté est correct mais insuffisant, estime de son côté le commissaire Paramaseeven Veerapen. Réagissant, Olivier Bancoult dit partager cet avis et qu'il compte faire un pèlerinage sur le continent africain avec comme point de départ l'Afrique du Sud pour alerter l'opinion internationale sur le sort des Chagossiens… " Côté finances, nous sommes limités. Mais en organisant des activités pour une levée de fonds, nous parvenons à couvrir les dépenses de certains déplacements ", indique-t-il.

Le GRC, ajoute Olivier Bancoult, créera sous peu son siteweb. Le dirigeant du GRC dit ne pas croire dans la fermeture de la base militaire à l'expiration du bail en 2016. " Avec des sommes colossales dépensées par les États-Unis, je ne crois pas que les Américains partiront. Mo napa kroir dan bolom noel mwa. " De son point de vue, la revendication pour le retour des Chagos doit être entamée par le gouvernement en cherchant l'appui de la SADC, de l'Union africaine (UA) et du Commonwealth.

Olivier Bancoult affirme que les déracinés de l'archipel des Chagos ont été bouleversés par la vente de leurs îles en 1965 à une compagnie privée, cela sans aucune consultation avec les natifs. " Nous sommes un peuple indigène. Nous prions la Commission de faire son enquête à partir de l'époque coloniale jusqu'à 1965. " Dans les trois îles habitables - Peros Banos, Salomon et Diego Garcia - les Chagossiens, indique-t-il, menaient une vie paisible et formidable. " Tout le monde avait un emploi et un toit même s'il était couvert de chaume. " La construction d'une maison, dit-il, était autorisée même sans aucun contrat. " Quand on avait atteint l'âge de retraite à 60 ans, il n'y avait aucun ordre d'éviction. Les jeunes de 21 ans construisaient leur propre toit pour ne pas être dépendants de leurs parents. " La communauté qui y vivait, dit-il, était engagée dans la plantation de coco, utilisait ce produit pour la fabrication de l'huile " pou ekler sato leroi, larenn ".

Après les heures de travail, souligne le dirigeant du GRC, les Chagossiens s'adonnaient à des parties de pêche. " Il n'y avait pas de chômeur. On vivait avec cet esprit de partage. On était un. " En 1965, se souvient-t-il, Harold Wilson, Premier ministre d'alors en Grande-Bretagne, convoque des dirigeants mauriciens à Lancaster House pour leur proposer le détachement de cet archipel de Maurice pour en faire une base militaire. " Nous ne représentions pas de danger pour les Britanniques ou les Américains. L'Angleterre nous a déracinés avec en contrepartie accorder l'indépendance à Maurice. On ne nous a pas consultés. C'était une décision arbitraire et injuste ! " Il invite la Commission à reconnaître les injustices que les déracinés ont vécues. L'intégration des Chagossiens dans la société mauricienne, selon lui, est demeurée difficile. " Kalite travay ki ti ena Chagos pa ena Maurice. Adaptasyon inn difisil. Pa finn ena planifikasyon e formasyon pou nou integre isi. " Le gouvernement colonial, insiste-t-il, a commis un tort immense, a violé les droits universels des Droits de l'homme, a bafoué le droit fondamental de vivre sur la terre natale.

Après plusieurs victoires enregistrées en Cour d'Angleterre, le GRC a déposé sa plainte devant la Cour européenne des Droits de l'homme. " Notre cas sera entendu avant la fin de cette année. " Le gouvernement anglais, dit Olivier Bancoult, doit avoir honte, lui qui se fait passer pour un champion dans le respect des droits de l'homme. " Avec l'arrivée d'un nouveau gouvernement en Angleterre, nous gardons espoir pour un changement d'attitude. Nous espérons que la nouvelle équipe mettra fin à toute forme d'injustice à notre égard. Mais, je dois dire que tous les partis politiques quand ils se trouvent dans l'opposition se montrent solidaires mais, au pouvoir, ils changent leur prise de position. "

Côté Maurice, dit Olivier Bancoult, le gouvernement de Navin Ramgoolam se montre un peu plus sensible à notre cause. " Le gouvernement se concentre sur la souveraineté. Moi, en tant que simple natif, j'ai pris l'initiative de poursuivre le gouvernement britannique. Le gouvernement mauricien a un arsenal de moyens pour revendiquer la rétrocession des Chagos. Il peut solliciter les forums internationaux. Bizin aret dir friendly relations. Noule aksyon avek ki boukou perkitant. "

Par ailleurs, Olivier Bancoult ajoute qu'une étude menée auprès des Chagossiens a démontré que 89 % d'entre eux ont exprimé le désir d'y retourner. " Il faut aménager toutes les infrastructures. Déjà, il y a environ 4 000 étrangers sur Diego Garcia. Pourquoi les Chagossiens ne pourront-ils pas y vivre ? Un expert a dit que le relogement est possible. Les Anglais, eux, sont venus nous effrayer en disant que ces îles seront submergées avec le réchauffement de la planète terre. Nous sommes déterminés à aller revivre sur la terre de nos ancêtres. Nous pourrons faire développer toutes les îles avec leur 3 000 hectares sous plantation de cocotiers. La pêche est un autre secteur qui nous permettra de gagner notre vie. Il ne faut pas oublier que les plus importantes prises de thon sont faites dans les eaux des Chagos ", conclut-il.

Le Mauricien, 13. mai 2010

Saturday, 6 March 2010

Dénonciation au nom de Maurice de Marine Protected Area

Le Mauricien fait savoir:


À la onzième session spéciale du Conseil d'administration du Programme des Nations unies (PNUE) pour l'environnement/Forum ministériel mondial sur l'environnement, du 24 au 26 février dernier à Bali, Indonésie, le ministre de l'Environnement, Lormus Bundhoo, a fait un vibrant réquisitoire contre la "décision unilatérale" de la Grande Bretagne d'aménager une Marine Protected Area aux Chagos.

"La République de Maurice ne peut permettre des décisions par une tierce partie d'établir une Marine Protected Area sur un territoire qui lui appartient. Je parle ici de la tentative unilatérale de la Grande Bretagne d'établir un parc marin dans l'archipel des Chagos", s'est écrié M. Bundhoo devant un parterre composé de ministres de l'environnement des pays du monde entier, de représentants des agences environnementales internationales et de ceux de diverses agences des Nations unies. Le Secrétaire d'État britannique pour l'Environnement, de l'Alimentation et des Affaires rurales, Hilary Benn, qui agissait en tant que modérateur, était également présent.

"C'est une tentative du Royaume Uni de contourner les voies diplomatiques pour s'accaparer de façon illégale le contrôle et la souveraineté sur les Chagos", a poursuivi le ministre.

"Par conséquent, la République de Maurice réitère son souhait que l'exercice de consultation sur le projet britannique de Marine Protected Area initié par le Foreign Commonwealth Office soit arrêté et que le Consultation Paper, qui est unilatéral et préjudiciable aux intérêts de Maurice, soit retiré".

Lormus Bundhoo a expliqué que le Consultation Paper est une initiative unilatérale de la Grande Bretagne "qui a ignoré les principes convenus et l'esprit des pourparlers en cours entre Maurice et la Grande Bretagne et qui constitue un revers sérieux dans le processus de dialogue".

M. Bundhoo a ensuite exprimé la volonté du gouvernement mauricien de travailler avec les autorités britanniques à l'élaboration d'une proposition conjointe pour protéger l'environnement marin autour de l'archipel des Chagos " qui, de façon significative, prendra en considération la position de Maurice sur la souveraineté de l'archipel et la question du retour des Chagossiens sur leur île". "C'est la seule et unique façon de protéger l'environnement dans et autour de l'archipel des Chagos", a insisté le ministre.

"Maurice recherche le soutien de la communauté internationale et exhorte ceux qui pourraient être tentés de soutenir cette initiative de la Grande Bretagne à revoir leur position eu égard aux faits troublants que la délégation vient de révéler. Nous nous attendons à ce que la communauté internationale s'oppose à toute manœuvre des autorités britanniques qui serait en infraction des lois internationales et des principes fondamentaux des droits de l'homme. Nous croyons fermement que personne ne peut, sous le couvert de la protection de l'environnement, s'arroger le droit de violer les principes fondamentaux des droits de l'homme".

Auparavant, le ministre a rappelé que Maurice a une aussi longue histoire que la Grande Bretagne en matière de la protection de la biodiversité. " Nous sommes non seulement le premier pays au monde à avoir ratifié la Convention sur la Biodiversité, mais nous sommes en train de mettre en œuvre notre Stratégie nationale et notre Plan d'action en matière de protection de notre biodiversité. Sans compter que nous sommes en train de donner vie à notre concept Maurice, Île Durable", a-t-il rappelé.