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Monday, 22 December 2014

Should the Chagos Islands be resettled?

Summary and conclusion of an academic paper.
In conclusion, after exploring on the different arguments for and against the resettlement of the Chagos islands, the author of this paper strongly believes that the Chagos islands should be resettled. Although the resettlement would be costly and would entail expensive underwriting by the British taxpayer for an open-ended period, in September 2010 the Conservative MEP, Charles Tannock, was told by the European Commissioner for development, that if the UK requested the Commission to explore options whether it would be willing to make a financial contribution towards the cost of resettlement under the Overseas Association 2001/822/EC, it would happily be willing in doing so
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. One supports the arguments which have been put forward by David Snoxell, a former British High Commissioner to Mauritius 2000-2004 and Deputy Commissioner of BIOT 1995-1997, about the resettlement on the outer islands of the Chagos archipelago as well as an agreement on sovereignty of such islands. The British government is currently on a contract with the US with regards to Diego Garcia where the US military base is located, it would be highly preposterous to expect the US to abandon their base or to welcome resettlement there. As Snoxell argues that it is possible for the British government to restore the Chagossians right of return to the outer islands of the Chagos archipelago without prejudice to the security of the US military base
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. Finally, the resettlement of the Chagos islands would be a great opportunity to right a great wrong as well as to wipe a national shame of the British government, the Chagossians should no longer be the victims of an injustice that deprived them of their birth right

Saturday, 19 January 2013

"Partout où je regarde, je vois Diego"


En 1965, au cœur de l’océan Indien, l’évacuation des îles Chagos est ordonnée. Quelques années plus tard, il ne reste plus un Chagossien aux Chagos. Sur l’île principale de Diego Garcia, une base militaire américaine est construite et toute approche civile interdite. 1971 : l’ONU déclare l’Océan Indien « zone de paix » (résolution 2832). En vain. Un demi siècle après le drame, les Chagossiens se rallient plus que jamais à leur mot d’ordre historique : « L’an prochain aux Chagos ». Et l’océan Indien cristallise les enjeux de ce nouveau siècle.
Suite.

Thursday, 20 December 2012

ECHR agrees glass beads and mirrors should calm Chagossians down

Exiled Chagos Islanders living in Britain and Mauritius have said they are "dumbstruck" by a European court ruling that it has no jurisdiction to examine their forced expulsion by the British government in the 1960s.

Their comments followed a decision by the European court of rights in Strasbourg which declared that the islanders "effectively renounced" their claims 30 years ago when they received compensation for resettlement from the UK authorities.

The ruling dashed the Chagossians' hopes of returning and appeared to block all legal avenues through the ECHR by concluding that individual Chagossians had no right of individual petition to the court in future.

"These proceedings were settled in 1982 on payment of £4m by the United Kingdom and provision of land worth £1m by Mauritius," the decision by the seven judges declared.

"In so settling, the islanders agreed to give up their claims. In the later Chagos Islanders case, the [UK] high court found that an attempt to claim further compensation and make further claims arising out of the expulsion and exclusion from the islands was an abuse since the claims had been renounced by the islanders."

Further reading.

Saturday, 15 May 2010

Le combat prendra fin le jour où on retournera sur l'archipel des Chagos


Olivier Bancoult, leader du Groupe réfugiés Chagos (GRC), déposant devant la Commission Justice et Vérité hier, a indiqué que son combat contre les Anglais s'achèvera le jour où la communauté chagossienne sera autorisée à s'installer de manière définitive sur l'archipel des Chagos. " Je ne mène pas cette lutte pour obtenir le passeport britannique. Loin de là ! Je me bats pour le droit fondamental de la communauté chagossienne qui m'a délégué pour déposer devant la commission Borraine ", a-t-il précisé.

L'accent sur la souveraineté est correct mais insuffisant, estime de son côté le commissaire Paramaseeven Veerapen. Réagissant, Olivier Bancoult dit partager cet avis et qu'il compte faire un pèlerinage sur le continent africain avec comme point de départ l'Afrique du Sud pour alerter l'opinion internationale sur le sort des Chagossiens… " Côté finances, nous sommes limités. Mais en organisant des activités pour une levée de fonds, nous parvenons à couvrir les dépenses de certains déplacements ", indique-t-il.

Le GRC, ajoute Olivier Bancoult, créera sous peu son siteweb. Le dirigeant du GRC dit ne pas croire dans la fermeture de la base militaire à l'expiration du bail en 2016. " Avec des sommes colossales dépensées par les États-Unis, je ne crois pas que les Américains partiront. Mo napa kroir dan bolom noel mwa. " De son point de vue, la revendication pour le retour des Chagos doit être entamée par le gouvernement en cherchant l'appui de la SADC, de l'Union africaine (UA) et du Commonwealth.

Olivier Bancoult affirme que les déracinés de l'archipel des Chagos ont été bouleversés par la vente de leurs îles en 1965 à une compagnie privée, cela sans aucune consultation avec les natifs. " Nous sommes un peuple indigène. Nous prions la Commission de faire son enquête à partir de l'époque coloniale jusqu'à 1965. " Dans les trois îles habitables - Peros Banos, Salomon et Diego Garcia - les Chagossiens, indique-t-il, menaient une vie paisible et formidable. " Tout le monde avait un emploi et un toit même s'il était couvert de chaume. " La construction d'une maison, dit-il, était autorisée même sans aucun contrat. " Quand on avait atteint l'âge de retraite à 60 ans, il n'y avait aucun ordre d'éviction. Les jeunes de 21 ans construisaient leur propre toit pour ne pas être dépendants de leurs parents. " La communauté qui y vivait, dit-il, était engagée dans la plantation de coco, utilisait ce produit pour la fabrication de l'huile " pou ekler sato leroi, larenn ".

Après les heures de travail, souligne le dirigeant du GRC, les Chagossiens s'adonnaient à des parties de pêche. " Il n'y avait pas de chômeur. On vivait avec cet esprit de partage. On était un. " En 1965, se souvient-t-il, Harold Wilson, Premier ministre d'alors en Grande-Bretagne, convoque des dirigeants mauriciens à Lancaster House pour leur proposer le détachement de cet archipel de Maurice pour en faire une base militaire. " Nous ne représentions pas de danger pour les Britanniques ou les Américains. L'Angleterre nous a déracinés avec en contrepartie accorder l'indépendance à Maurice. On ne nous a pas consultés. C'était une décision arbitraire et injuste ! " Il invite la Commission à reconnaître les injustices que les déracinés ont vécues. L'intégration des Chagossiens dans la société mauricienne, selon lui, est demeurée difficile. " Kalite travay ki ti ena Chagos pa ena Maurice. Adaptasyon inn difisil. Pa finn ena planifikasyon e formasyon pou nou integre isi. " Le gouvernement colonial, insiste-t-il, a commis un tort immense, a violé les droits universels des Droits de l'homme, a bafoué le droit fondamental de vivre sur la terre natale.

Après plusieurs victoires enregistrées en Cour d'Angleterre, le GRC a déposé sa plainte devant la Cour européenne des Droits de l'homme. " Notre cas sera entendu avant la fin de cette année. " Le gouvernement anglais, dit Olivier Bancoult, doit avoir honte, lui qui se fait passer pour un champion dans le respect des droits de l'homme. " Avec l'arrivée d'un nouveau gouvernement en Angleterre, nous gardons espoir pour un changement d'attitude. Nous espérons que la nouvelle équipe mettra fin à toute forme d'injustice à notre égard. Mais, je dois dire que tous les partis politiques quand ils se trouvent dans l'opposition se montrent solidaires mais, au pouvoir, ils changent leur prise de position. "

Côté Maurice, dit Olivier Bancoult, le gouvernement de Navin Ramgoolam se montre un peu plus sensible à notre cause. " Le gouvernement se concentre sur la souveraineté. Moi, en tant que simple natif, j'ai pris l'initiative de poursuivre le gouvernement britannique. Le gouvernement mauricien a un arsenal de moyens pour revendiquer la rétrocession des Chagos. Il peut solliciter les forums internationaux. Bizin aret dir friendly relations. Noule aksyon avek ki boukou perkitant. "

Par ailleurs, Olivier Bancoult ajoute qu'une étude menée auprès des Chagossiens a démontré que 89 % d'entre eux ont exprimé le désir d'y retourner. " Il faut aménager toutes les infrastructures. Déjà, il y a environ 4 000 étrangers sur Diego Garcia. Pourquoi les Chagossiens ne pourront-ils pas y vivre ? Un expert a dit que le relogement est possible. Les Anglais, eux, sont venus nous effrayer en disant que ces îles seront submergées avec le réchauffement de la planète terre. Nous sommes déterminés à aller revivre sur la terre de nos ancêtres. Nous pourrons faire développer toutes les îles avec leur 3 000 hectares sous plantation de cocotiers. La pêche est un autre secteur qui nous permettra de gagner notre vie. Il ne faut pas oublier que les plus importantes prises de thon sont faites dans les eaux des Chagos ", conclut-il.

Le Mauricien, 13. mai 2010